Organiser son premier roadtrip

 

Ce voyage initiatique au pays de la glace et du feu, je le prépare depuis le mois de décembre. Une grande aventure dont nous sommes revenus émus et nostalgiques. Il n’y aucun doute, l’Islande est un pays magnifique. Et j’y retournerai certainement un été pour aller dans les endroits qui ont été inaccessibles en cet fin du mois d’avril.

 

Préparation du voyage

 

Le timing

Nous avions 13,5 jours et 12 nuits pour faire le tour de l’île.

13 jours, c’est très très rapide. Une fois sur place il a fallu faire des concessions et des choix pour avancer d’un bon rythme et avoir le temps d’en profiter.

Nous ne voulions pas essayer de tout faire et devoir être hyper speed à chaque étape.  Il fallait aussi faire des pauses, car même si les paysages sont magnifiques et qu’on a vite envie de regarder partout (à éviter !), la route en Islande est monotone, et la fatigue se fait très vite sentir.

J’ai conduis durant tout le road trip, et parfois, j’ai vraiment eu besoin de m’arrêter. N’allez pas imaginer d’un road trip est de tout repos. Parfois des levers aux aurores (autrement dit 5h du matin au moins d’avril) + beaucoup de route dans la journée + quelques heures de randonnées + le froid, je vous laisse deviner le résultat. Il faut alors compenser sur les jours suivants, faire moins de route, dormir plus. Une sacrée organisation.

 

L’avion

Nous sommes partis avec une compagnie low cost, Wow air. Vraiment pas cher (billets pris avec 6 mois d’avance). Par contre il faut ajouter le prix des valises en soute, et bien sûr oublier l’encas dans l’avion.

Même l’eau vous sera facturée. Et ne vous trompez pas dans les dates, car la moindre modification de billets vous sera également facturée (et sévèrement). Nous avons essayé de prolonger notre séjour à 14 jours avant de partir. Le coût était supérieur aux prix des billets, nous avons donc laissé tomber.

Je suis passée directement par le site de Wow air pour réserver, et vous n’avez pas besoin de payer un supplément pour avoir une place “choisie”, sauf si vous voulez plus de place pour vos jambes. Les places vous sont attribuées au moment de l’enregistrement.

Le vol s’est parfaitement bien passé, rien à redire sur cette compagnie. Petit moment waouh quand vous survolez l’Écosse.

 

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Arrivée en Islande, un petit moment magique quand les nuages dévoilent enfin le paysage.

 

Les routes

Fin avril c’est tout juste la sortie de l’hiver, les highlands ne sont donc pas accessibles. Oubliez Landmannalaugar. Certaines routes secondaires sont bloquées. Cette carte www.road.is a été d’une grande aide pour ce road trip. Ainsi que mon copilote.

Les routes ne sont pas très compliquées, mais pour éviter de perdre du temps, un copilote saura se rendre utile pour vérifier la direction à prendre et l’état des routes. 😉

 

Les outils

Nous avions téléchargé l’application HereMaps pour pouvoir consulter les routes sans utiliser Internet, et j’avais acheté la carte International Photographer et le Lonely Planet.

La carte est très utile pour savoir exactement où il faut aller, surtout si vous êtes amateurs de belles photographies. Et le guide nous a permis de tracer notre itinéraire. Nous avions passé en revue TOUS les points à voir avec MyMaps, et nous en avons seulement fait la moitié.

MyMaps-islande

MyMaps c’est un outil de google. Et il faut dire que je suis fan. Je prépare mon voyage au Royaume-Uni en ce moment, et j’ai déjà annoté plein d’endroit à faire sur une nouvelle carte.

Je me suis également beaucoup servi des itinéraires proposés par Guide to Iceland. Et si vous avez la moindre question, il y a une communauté sur le site, et ils vous répondent très rapidement.

J’ai également téléchargé l’application Handtrip pour répertorier absolument toutes nos dépenses du voyage, de l’avion, aux cadeaux souvenirs, histoire de me rendre compte si cela aurait été plus avantageux de partir via une agence avec un itinéraire prévu (réponse dans la partie Bilan)

Ne pas oublier le chargeur pour la voiture, surtout si vous utilisez beaucoup le GPS.

 

La voiture

Concernant la location de voiture, nous voulions tenter quelques routes inaccessibles aux voitures classiques, nous avons donc opté pour le 4×4. En cette saison, les prix sont vraiment très raisonnables si on s’y prend à l’avance.

Pour être honnête, n’ayant jamais conduit de 4×4 de ma vie, j’avais une certaine appréhension, j’ai donc préféré faire une petit stage avant de partir. Un grand merci à Leader Aventure et ses 2 (supers) moniteurs pour ce stage de conduite hors norme. Et je suis fière d’avoir pu me servir de ces quelques nouvelles connaissances en Islande. Même si le Jimny est bien loin du 4×4 de rally, j’ai pris plaisir (et parfois peur) à manoeuvrer en situation délicate (qui a concernée 1/4 de notre route en Islande). Mais je note dans un coin de ma tête que je tenterai bien l’expérience encore une fois. [Faire un stage de 4×4, utile ou pas ?]

Le Suzuki Jimny est un bon compromis, si vous voyagez seul ou en couple. On peut replier les sièges arrières pour y mettre les bagages. Nos deux grosses valises, plus les sacs à dos, les courses et les chaussures avaient juste la place. Il est moins cher que les autres types de 4×4, mais du coup, il n’y a pas beaucoup de place, et ce n’est pas très confortable. Bon, j’ai quand même découvert que les sièges étaient chauffant à 4 jours de la fin (si j’avais su ça dès le début, j’aurai arrêté de me plaindre que j’avais le cul gelé…).

J’avoue qu’on bavait un peu devant les Suzuki Grand Vitara. Après l’avantage du Jimny c’est qu’il se faufile partout, car il est petit et assez maniable, mais n’a pas trop de tenue sur les routes enneigées ou bien ventées (oui c’est là que j’ai eu mes plus grosses frayeurs).

Le Grand Vitara est plus spacieux, plus confortable et idéal si vous partez avec des amis (4 personnes max.), ce qui réduira aussi le coût de la location.

J’ai reservé sur Guide to Iceland, car il propose des petits loueurs locaux, pour bien moins cher que Rentals Car. Le loueur nous attendait à l’aéroport de Keflavik pour nous accompagner jusqu’au bureau de location et commencer notre voyage.

Nous avons choisi de rendre la voiture à Reykjavik (sans frais), pour profiter de toute la journée et la nuit dans la capitale sans se soucier de payer le parking pour la voiture et la rendre le lendemain avant notre avion (car 5h du matin les bureaux de location ne sont pas toujours ouverts). Le lendemain matin nous avons donc pris une navette pour rejoindre l’aéroport de Keflavik. (Flybus : env. 20 euros/personne)

 

L’essence

Niveau essence, nous faisions au moins le plein tous les 2 jours. Je ne sais pas si le réservoir était petit ou si le Jimny consommait beaucoup, ou les deux. Mais j’ai juste halluciné. Et comme on avait peur de ne pas trouver de station essence (en général, c’est les stations N1, en rouge facilement repérables), nous remplissions tous les demi-pleins (autrement dit, tous les jours). Mais honnêtement, il y a des stations essences très souvent le long de la route 1. Donc pas d’inquiétude. Si en revanche vous affrontez les routes des highlands c’est une autre histoire.

Le processus à la borne est un peu particulier, et déroute un peu les premières fois. Il n’y a que 2 types d’essences, diesel ou SP95. Il faut d’abord insérer sa carte, sélectionner la borne, puis le débit maximum en Kr (couronnes Islandaises). Puis vous retirez la carte, et vous mettez de l’essence. Si vous arrivez au débit sélectionné, la pompe s’arrête automatiquement, si vous mettez moins, vous n’êtes débité que du montant affiché. Puis pour un reçu, il faut de nouveau insérer la carte dans la borne. Après 2, 3 fois, ça se fait tout seul.

 

Les hôtels

En cette saison, c’est plutôt calme, mais dans la principale région touristique (Reykjavik et Le cercle d’Or) nous avons tout de même préféré réserver. Au moins pour les 4 premières nuits, et notre dernière nuit à Reykjavik.

Nous avions aussi réservé à l’avance 2 hébergements “insolites”, donc un peu plus chers (car on le mérite aussi !). Le reste du temps c’était au fil des jours, soit nous réservions sur booking.fr, soit from the street et cela valait carrément le coup, nous avons pu économiser sur le budget et faire 2 restaurants incroyables !

Ne pas réserver à l’avance via un site tel que booking en théorie peut influer sur le prix. L’hébergeur ne se faisant pas taxer une partie de la prestation par Booking, il est libre de vous proposer un prix inférieur à celui affiché sur booking. Mais il est aussi libre de vous faire payer le même prix… A vous d’être imaginatifs pour lui faire baisser le prix. Par exemple, l’appeler avant et lui faire comprendre que vous allez réserver via booking…

Nous avons choisi cette méthode (dite from the street) car nous étions hors saison, aux mois de juin à septembre les hôtels sont plein et il faut absolument réserver à l’avance (et les prix sont aussi plus élevés). Nous avons principalement fait des Guesthouse et la plupart du temps nous étions les seuls voyageurs.

Nous partions relativement tôt le matin, donc nous demandions aux hôtes de nous faire payer le soir, afin de ne pas les déranger très tôt le matin.

Il est de coutume d’enlever ses chaussures à l’entrée. Les guesthouses ont toujours été correctes et propres. Tous les islandais parlent très bien anglais, ils sont très compréhensibles.

J’ai indiqué dans l’article de nos étapes, les guesthouses que nous avons fait.

 

Internet et la banque

Organisée comme je suis, et en vue de mon départ à l’étranger, j’ai souscrit à l’offre International Niveau 2 avec ma banque (aucun frais sur les retraits au distributeurs et sur les paiement en carte avec une devise autre que l’euro).

Et pour Internet, j’ai souscrit à une offre de B&You Europe (SMS et appels illimité + 5 go de data en Europe, Islande comprise). Cela nous a permis de réserver nos hôtels sur la route et de vérifier parfois notre itinéraire.

Sinon, vous avez du wifi gratuit dans tous les hôtels et guesthouse et la plupart des commerces.

 

Manger

Alors là, c’est une toute autre histoire !

Nous avons pris 2 fois le petit-déjeuner. Le premier matin, et nous nous sommes rendus compte que cela ne nous permettait pas de partir très tôt (les petits dejs ne sont pas servi avant 8h-8h30) et que nous perdions un peu de temps sur le reste de la journée.

Et une autre fois, à Myvatn, car c’était une guesthouse qui servait un superbe petits dej avec de la truite fumée et des gauffres maison et de bons produits locaux. Délicieux !

Le reste du temps, nous avions acheté de quoi se faire des tartines de confitures et du thé (la plupart des guesthouse laissent à dispo une cuisine, ou au moins une bouilloire et des tasses).

Le midi nous faisions pique-nique. Passage au supermarché pour prendre du pain et de la charcuterie, qui, il faut bien le dire n’a rien à envier à notre belle charcuterie française (évitez à tout prix le salami…). Quelques yaourts de temps en temps (le Skyr traditionnel). Les produits locaux restent assez chers, donc nous n’en prenions pas tout le temps.

Pour le goûter, jetez-vous sur les pains roulés à la cannelle ! Kanilsnúðar pour les intimes. Une spécialité scandinave. Miam.

Le soir, nous alternions nouilles-ramen, ou plats plus élaborés avec quelques poissons locaux, quand nous avions de quoi cuisiner. C’est ça l’aventure aussi !

Nous avons testé le chocolat Islandais Síríus, le saumon gravelax et ramener du sel de lave.

Nous avons fait quelques restaurants aussi. Dont deux superbes restaurants locaux, conseillés par nos hôtes ! Certes onéreux, mais vu notre économie sur les hôtels, on pouvait bien s’offrir ça (les prix indiqués sont pour 2 personnes) :

  • Pakkhùs à Höfn : 105 euros
  • Vogafjos à Myvatn : 87 euros

Et des restaurants plus simples, mais également délicieux :

  • Fiskibarinn sur Heimaye (Ile Vestmann) : 22 euros
  • Babalu à Reykjavik : 30 euros

Pakkhus restaurant   IMG_20160704_093632

 

La valise

Passage à décathlon, go sport obligé ! J’ai profité des soldes pour acheter 2 pantalons de randonnée été, et un pantalon de randonnée hiver (doublé polaire – et mes jambes m’ont dit merci pour les fois où il y avait un vent à geler un âne).

Mes chaussures de randonnée ne m’ont pas quitté de tout le séjour ou presque. J’avais même pensé aux tongs pour les hot pots ! J’avais acheté une très bonne paire parfaitement adaptée à l’Islande et imperméable : tiges hautes Salomon avec semelle ergonomique. Je n’ai pas eu froid ni les pieds mouillés une seule fois. Pensez à ajouter les bonnes chaussettes de rando avec…

2 ou 3 polaires, quelques t-shirts et vêtements techniques qui tiennent chaud, 1 jeans, des serviettes de bains (toutes les guesthouses fournissent des serviettes de toilette). Un bon manteau imperméable et chaud avec capuche. Echarpe chaude ! Une paire de chaussure de rechange.

Et quelques accessoires annexes :

  • Une lampe frontale pour explorer les grottes,
  • Des gants tactiles pour moi “reporter photographe” ;p (de toute façon une bonne paire de gants est juste indispensable en cette saison, j’ai regretté plusieurs fois d’être sortie de la voiture pour prendre une photo en oubliant mes gants !),
  • Couverture de survie et trousse à pharmacie pour rassurer la famille. Une gourde, des lunettes de soleil, un tube de lessive, un couteau suisse. Sans oublier les chargeurs, les prises sont les mêmes qu’en France.

Le tout ne devant pas excéder 20 kgs.

 

Bilan

On me reproche souvent d’être trop méticuleuse sur l’organisation. C’est vrai que je me suis pas mal pris la tête pour la préparation de ce voyage, mais au final, j’ai aussi adoré partir à l’improviste, et ne pas savoir où on allait dormir le soir. Ou tenter des passages au 4×4. C’était vraiment une expérience incroyable !

Pour 12 jours, Guide to Iceland propose un road trip à partir 1700 euros / personne (vols non compris).
Evaneos, qui fonctionnent uniquement avec des agences locales (pour 2 semaines), entre 1600 et 2600 euros / personne selon la saison (vols et repas non compris).

Nous avons dépensé : 3 200 euros et des poussières, soit 1600 euros/personne, tout compris. 

Détails pour 14 jours et 13 nuits (pour 2 personnes) 

• Transport (location de la voiture + Essence + Navette aéroport + Ferry) : 1196 euros
Dont location 4×4 : 769 euros.
• Vols A/R + bagages : 456 euros
• Nourriture : 467 euros
• Hôtels : 992 euros (soit env. 76 euros/nuit)
• Extra (musée + Bains Myvatn) : 64 euros

Notre road trip en quelques chiffres

• 13 jours pour faire le tour de l’Islande
• 3200 km au compteur du 4×4
• 130 km de randonnées
• 1800 photos
• Températures extrêmes : 39°C dans l’eau, -2°C dans l’air

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Graine de pirate

Petite je rêvais d’être un pirate. Pas un pirate sanguinaire et avide de trésors, mais plutôt celui qui est aventurier, combatif et curieux. Je pars donc en expédition pour ma première aventure. Celle de la découverte de mon nouveau monde... Le Royaume-Uni.

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