Commencer une nouvelle vie

Le Royaume-Uni, bien que très proche, ce n’est pas la France. À Londres, beaucoup de chose sont différentes, et il faut se créer de nouveaux points de repères et de nouvelles habitudes.

 

Le logement

Malgré ce que j’ai pu lire ou entendre, trouver une chambre à Londres ce n’est pas si simple. Même si les offres sont nombreuses. Ce n’est pas toujours propre ou bien entretenu.

J’entends bien trouver une “chambre correcte” dans un “appart correct” avec des gens “corrects” et à un prix “correct”. Si vos critères ne sont pas difficiles ou votre budget illimité, alors oui vous trouverez facilement.

Évidemment on ne va pas chercher un studio ou appart pour soi tout seul, les prix sont bien trop exorbitants ici. On privilégie la colocation. On ne choisit pas forcément ses colocataires non plus, le mieux est de les rencontrer leur de la visite et de discuter pour tâter le terrain. Faire une visite avec le propriétaire ou l’agence c’est bien, mais connaître les personnes avec qui vous allez vivre est le plus important à mon sens.

 

S’équiper

On arrive à Londres avec le moins d’affaires (oui c’est possible!), hormis vos vêtements, il faut donc trouver toutes ces petits choses pour votre chambre, la cuisine ou la salle de bain.

Bien que la plupart du temps les chambres en colocations soient normalement toutes équipées, il y a parfois quelques surprises et/ou le besoin d’acheter ou changer certains meubles pour se sentir plus confortable. Après tout, c’est votre chambre non ?

Primark

Pour trouver oreillers, couettes, draps, panier à linge, serviettes de bain à un prix imbattable.

Argos

Le Ikea anglais, sauf que le principe est une peu spécial. Vous arrivez dans la boutique, mais il n’y a pas de meubles ici, juste des tables avec des énormes catalogues. Vous feuilletez, vous choisissez et entrez les références des produits sur la petite machine à côté, vous payez et attendez au comptoir votre commande.

Vous pouvez aussi commander en ligne. Personnellement j’ai trouvé que les produits étaient chers, et difficile de faire confiance à la qualité des produits quand on ne les voit pas. J’ai donc opté pour Ikea.

Ikea

Pas de Ikea à moins de 30 min de Londres. Soit vous commandez en ligne, et ça peut valoir le coup car la livraison ne coûte que 7,50 £, et les prix des produits sont vraiment attractifs.
Soit vous y aller en bus, et pour le retour si vous avez des meubles, vous pouvez prendre un Uber Van pour environ 25 £.

Wilko

Jolie découverte, des prix supers attractifs, il y a un peu de tout, pour la cuisine (j’ai trouvé un grille-pain à 5£), la chambre, le rangement et même des produits de beauté à prix cassés. Si vous ne trouvez pas ce que vous voulez, il y a beaucoup plus de choix en ligne, vous pouvez commander, la livraison est gratuite en magasin.

Poundland

Tous les produits à  et parfois même des promos du genre 2 pour le d’un ! Idéal pour les produits du quotidiens ! Dentifrice, PQ, Sopalin, produits ménagers…

 

Et ce qui est super bien ici, c’est que tout est ouvert le dimanche ! Les magasins et les supermarchés fonctionnent comme un jour de semaine, alors fini de paresser le dimanche à se dire “zut j’ai plus rien à manger” “Aaaah je serai bien aller faire du shopping”, on y va et on discute pas !

 

Les transports

Dépenser une fortune dans les transports, check !

Il faut dire que j’ai fait beaucoup d’aller/retour pour visiter les appartements et ça m’a coûté une petite fortune. Si vous faîtes vraiment beaucoup de trajets par jour, il vaut mieux je pense investir dans un abonnement.

Mais pour un aller/retour par jour, il vaut mieux opter pour la méthode pay as you go sachant qu’un trajet en tube en zone 1 coûte 2,40 £ et un trajet en bus (toutes zones confondues) 1,50 £.

L’application Citymapper est absolument géniale pour calculer votre trajet et son prix. Opter pour le moins cher vous fait faire quelques économies. J’essaie de prendre le bus le plus souvent possible, et en plus j’adore la vue sur Londres qu’il offre de l’étage. L’avantage de prendre une Oyster Card c’est que vous pouvez suivre vos dépenses et recharger votre carte en ligne directement via votre compte.

Je n’ai pas encore démystifié complètement la partie transport. Mais le tube est assez simple à comprendre, pas de numéro de ligne comme à Paris mais des noms. Pas non plus de couloirs labyrinthiques, ici vous suivez le panneau de votre ligne jusqu’au bout et c’est à la fin qu’on vous indique si c’est le quai de droite où celui de gauche selon votre direction. Simple non ?

Et sinon Citymapper vous indique votre trajet, s’il faut vous mettre en tête ou en queue de train, et encore plus fort, vous alerte lorsqu’il faut descendre ! J’adore. (je rappelle juste que Citymapper est dispo pour Paris et plein d’autres grands villes). Un point très fort de cette application lorsqu’on ne connait pas bien les lignes de bus (car il y a des arrêts de bus vraiment partout, c’est l’enfer pour savoir lequel prendre), elle vous indique la lettre de votre arrêt. Que vous retrouvez dans un cercle rouge au dessus de l’abris-bus.

Et sinon, pourquoi ne pas marcher, ou utiliser son longboard ? Ou même faire du running commuters (j’emmène mes affaires de sports le matin au boulot et le soir je rentre en courant avec mes affaires dans mon sac à dos). Si vous vous demandiez pourquoi tous ces coureurs ont un sac à dos, vous avez la réponse maintenant.

 

Être français(e)

Quand je suis arrivée ici, tout le monde me disait, “quoi, tu quittes Paris pour Londres, mais j’adore Paris, c’est une ville merveilleuse!”. Alors on remet tout de suite les choses dans son contexte. Paris à vivre est complètement différent du Paris touristique, et je n’ai pas aimé vivre à Paris. Tout comme Londres n’est pas perçu pareil à vivre ou à visiter.

Être un étranger dans une grande ville est encore différent, ta vision du monde est complètement nouvelle et tu dois apprendre chaque jour à créer des nouveaux repères, dans une nouvelle langue, avec de nouveaux moeurs…

Bon il faut dire qu’il y a aussi beaucoup de français à Londres, et ce n’est pas rare d’entendre parler français dans le bus, ou dans la rue, ou à la table à côté. Donc je ne sens pas trop perdue ou en manque de France.

 

Se nourrir

La nourriture, c’est un point essentiel de la vie quotidienne. Et encore plus pour moi qui adore cuisiner. C’est pourquoi j’ai consacré un article entier pour ça : Se nourrir au Royaume-Uni.

Mais il y a bien quelques produits qui pour le moment restent introuvés :
– l’huile d’olive française (ici il n’y a que de l’huile douteuse ou italienne)
– gousses de vanille (ici ça coûte la peau des fesses), sachets de sucre vanillé.
– fromage de chèvre, crottins, chavroux, etc. (j’ai vu le crottin à 7£ l’unité dans un magasin spécialisé- ouch!)
– du vin rouge français pas trop cher (pleaaase)
– de la compote de pommes (va savoir pourquoi avec toute leur marmelade ils ne connaissent pas la compote les British !)
– des KubOr
– de la moutarde française
(la liste pourrait s’agrandir au fur et à mesure des mois…)

 

La vie culturelle et les sorties

Ce qui est sûr, c’est qu’à Londres, on ne s’ennuie pas une seconde. Il y a tellement de choses à faire, qu’on ne sait plus sur quel pied danser.

Une chose que j’adore ici, les musées nationaux sont gratuits ! Alors vous avez le choix, si vous préférez l’art moderne, rendez-vous au le Tate Modern, pour découvrir l’art britannique ça se passe au Tate Britain, le Natural History Museum si vous voulez du T-Rex animé, la National Gallery pour la plus grande collection de peinture du monde, le British Museum pour découvrir les civilisations…

En ce moment il y a le festival BBC Proms, cela dure 2 mois et c’est dans différentes salles de Londres. J’ai donc trainé mon colocataire au Royal Albert Hall (salle impressionnante) pour entendre Ravel et Debussy (original ce sont des français). Pour cette salle, vous pouvez obtenir des billets le matin même du spectacle pour 7£ (catégorie des pauvres gens : Arena ou Gallery), mais vu qu’il y avait plein de places libres dans les autres catégories une fois sur place, on ne s’est pas gêné.

Le cinéma est plutôt cher à Londres, entre 10 et 15 £. Mais il y a quelques cinémas qui proposent des tarifs à 4,50-5£ certains jours de la semaine. Mon premier film non-sous-titré a été The Secret Life of Pets. J’ai tout compris !

Et évidemment, les musicals et le théâtre ! Il y a tellement de choix, qu’on ne sait pas par où commencer. Et il faut être vigilant sur les tarifs, parfois vous pouvez obtenir de très bons prix le jour même. En ce moment, j’ai bien envie de prendre mes billets pour Charlie and the chocolate factory, Wicked, Aladdin, Mamma Mia… pffiou, trop de truc à faire.

Vous aimez ce blog ? Aidez moi à le faire connaître !
Graine de pirate

Petite je rêvais d’être un pirate. Pas un pirate sanguinaire et avide de trésors, mais plutôt celui qui est aventurier, combatif et curieux. Je pars donc en expédition pour ma première aventure. Celle de la découverte de mon nouveau monde... Le Royaume-Uni.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *